Comment diagnostiquer un syndrome de Cushing chez le chien ?
Le diagnostic repose sur la clinique associée à des examens biologiques et endocriniens.
Selon le contexte, différents examens peuvent être envisagés : bilan biochimique et NFS, test de freinage à la dexaméthasone à faible dose (LDDST), test de stimulation à l’ACTH ou encore échographie abdominale. Le LDDST est le test de dépistage de choix pour l’hypercorticisme spontané, hors suspicion de forme iatrogène.
Plusieurs diagnostics différentiels doivent également être envisagés, notamment le diabète sucré, l’hypothyroïdie, une maladie hépatique ou rénale, une maladie médullaire ou encore d’autres causes de polyuro-polydipsie ou d’atteintes cutanées.
Quand référer un chien atteint d’un syndrome de Cushing ?
Une prise en charge spécialisée peut notamment être indiquée lorsque les tests sont discordants ou douteux, en cas de suspicion malgré des tests non concluants, pour rechercher l’origine hypophysaire ou
surrénalienne, lorsqu’une masse surrénalienne est suspectée ou pour une prise en charge complexe.
Comme le souligne le Dr Élodie Darnis, le piège est de vouloir confirmer un syndrome de Cushing sur la biologie seule : les signes cliniques restent essentiels dans la démarche diagnostique.